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Les 7 erreurs les plus fréquentes lors d'un arrêt cardiaque

Dernière mise à jour : il y a 5 heures

En France, environ 50 000 personnes sont victimes d'un arrêt cardiaque soudain chaque année. Moins de 10 % survivent. Pourtant, une prise en charge précoce et efficace peut multiplier les chances de survie par cinq. Souvent, des erreurs simples et évitables sont commises dans les premières minutes.

Erreur n°1 : attendre que quelqu'un d'autre agisse

C'est le phénomène de diffusion de responsabilité : plus il y a de témoins, moins chacun se sent concerné. Ce qu'il faut faire : désigner quelqu'un précisément du regard et lui donner une instruction claire. « Vous, appelez le 15. » La désignation explicite brise l'inertie collective.

Erreur n°2 : appeler les secours trop tard

Beaucoup de témoins perdent du temps à observer la victime avant d'appeler, pendant que le cerveau se prive d'oxygène. Ce qu'il faut faire : dès l'absence de réponse et de ventilation normale, appeler le 15 immédiatement et commencer la RCP sans attendre.

Erreur n°3 : un rythme de compressions incorrect

Les recommandations européennes (ERC 2021) préconisent 100 à 120 compressions par minute, avec un enfoncement du sternum de 5 à 6 cm. En pratique, la majorité des témoins comprime trop lentement ou trop superficiellement. Ce qu'il faut faire : s'entraîner régulièrement sur mannequin avec retour d'information.

Erreur n°4 : avoir peur du DAE

Le DAE analyse lui-même le rythme cardiaque et ne délivre un choc que si nécessaire. Il est impossible d'électrocuter quelqu'un par erreur. Ce qu'il faut faire : mettre le DAE en marche dès qu'il est disponible — il guide l'utilisateur vocalement étape par étape.

Erreur n°5 : ne pas assurer de relais dans les compressions

La RCP est physiquement épuisante. Des compressions de qualité sont impossibles à maintenir seul au-delà de deux minutes. Ce qu'il faut faire : alterner toutes les 2 minutes, en limitant les interruptions à moins de 10 secondes.

Erreur n°6 : une ventilation excessive ou mal réalisée

Une ventilation trop rapide augmente la pression intrathoracique et nuit à l'efficacité des compressions. Ce qu'il faut faire : insuffler lentement (1 seconde), suffisamment pour soulever le thorax. En cas de doute, les compressions thoraciques seules restent efficaces pour les 5 premières minutes.

Erreur n°7 : s'arrêter prématurément

Certains témoins confondent gasps agoniques et reprise de ventilation normale. Ce qu'il faut faire : continuer jusqu'à ce que les secours professionnels prennent le relais et donnent explicitement l'ordre d'arrêter.

La formation : la seule façon d'éviter ces erreurs

Ces erreurs sont la conséquence d'un manque d'entraînement. La seule façon de les éviter est de se former régulièrement sur mannequin avec un instructeur. L'AFGSU 2 vous prépare précisément à cela.

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